Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – République de Corée

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
1 juin 2015

Le 31 mai 2015, le point focal national RSI pour la République de Corée a notifié à l’OMS deux cas supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).

Informations détaillées sur les cas

  • Le premier cas est un homme de 35 ans qui a présenté des symptômes de toux, d’expectorations et de fièvre le 6 mai et a été hospitalisé le 13. Le patient était sous traitement antituberculeux depuis que cette infection bactérienne a été diagnostiquée chez son fils en avril. Entre le 15 et le 17, il a été dans le même service qu’un autre cas pendant son hospitalisation. Le 20 mai, à sa sortie, le patient s’est rendu dans deux hôpitaux différents à cause d’une fièvre et a été mis sous antibiotiques. Les symptômes persistant malgré l’antibiothérapie, il a été hospitalisé de nouveau le 27 mai et sa positivité pour le MERS-CoV a été confirmée le 29 mai.
  • Le deuxième cas est un homme de 35 ans dont la mère a été dans le même service que le premier cas. Du 15 au 21 mai, le patient a rendu visite à sa mère tous les jours dans cet hôpital. Les symptômes sont apparus et il est allé dans un service d’urgence le 24 mai. Il a été hospitalisé du 25 au 27 mai et sa positivité pour le MERS-CoV a été confirmée le 30.

La recherche des contacts parmi les membres des familles et parmi les personnels de santé se poursuit.

À l’échelle mondiale, 1154 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 434 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et d’éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.