Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Arabie saoudite

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
2 octobre 2014

Le point focal national RSI d’Arabie saoudite a déclaré à l’OMS de nouveaux cas confirmés en laboratoire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV).

Entre le 11 août et le 28 septembre 2014, 15 cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV), dont 4 mortels, ont été notifiés à l’OMS.

En septembre 2014, l’Arabie saoudite a déclaré 11 cas de MERS-CoV, dont 2 décès, survenus à Taif (5), Riyadh (3), Najran (1), Jubail (1) et Raniah (1). L’âge médian des 11 cas était de 43 ans (allant de 27 à 76 ans) et 10 sujets étaient des hommes (91%). Six personnes (5 %) souffraient d’une ou plusieurs autres pathologies, 2 (18%) ont déclaré avoir eu des contacts avec des animaux (moutons ou chameaux, par exemple) ou consommé du lait de chamelle cru et 4 (36%) sont des agents de santé ou travaillent en milieu médical.

En août 2014, l’Arabie saoudite a déclaré 4 cas de MERS-CoV dont 2 décès, s’étant produits à Jubail (2), Riyadh (1), Najran (1). L’âge médian des 4 cas était de 64 ans (34 à 72 ans) et tous (100%) étaient des hommes. Trois sujets (75%) souffraient d’une ou plusieurs autres pathologies, 2 (50%) ont déclaré avoir eu des contacts avec des animaux ou avoir consommé du lait de chamelle cru et 1 cas (25%) est un agent de santé.

Le point focal national RSI d’Arabie saoudite a également notifié à l’OMS le décès de 4 cas de MERS-CoV précédemment déclarés à l’OMS en juin et juillet 2014. Le point focal national RSI de la Grèce a également notifié à l’OMS le décès d’un patient grec traité pour une infection par le MERS-CoV en Grèce, précédemment déclaré à l’OMS.

Le nombre total de cas et de décès déclarés à l’échelle mondiale a également été actualisé en tenant compte d’un réexamen des cas par les États Membres. À l’échelle mondiale, 852 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont au moins 301 décès associés, ont été déclarés à l’OMS.


Conseils de l’OMS

Le pélerinage annuel du Hadj étant en cours, l’OMS encourage les États Membres de l’OMS à consulter les recommandations aux pèlerins concernant le MERS-CoV publiées en juin 2014.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par un MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant.

On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également des pratiques d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.