Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Arabie saoudite

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
3 novembre 2014

Entre le 18 et le 26 octobre 2014, l’OMS a été informée par le point focal national RSI d’Arabie saoudite de 12 cas supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), dont 5 mortels.

Informations détaillées sur les cas

Les cas sont originaires de Taif (6), Riyad (4), Médine (1) et Shaka (1). L’âge médian des patients est de 54 ans (de 17 à 75 ans). Neuf cas (75 %) sont des hommes et 10 (83%) des ressortissants saoudiens. Dix (83%) présentent une ou plusieurs comorbidités. Aucun des cas n’a d’antécédents de contact avec des chameaux ou de consommation de produits crus dérivés de chameaux ; en revanche, 2 (17%) vivent dans des zones avec une forte densité de chameaux.

Dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes, aucun des cas n’a accompli l’umrah/le hadj et seulement 2 (17%) se sont déplacés en dehors de la ville où ils habitent. Huit patients (67%) ont été en contact avec des cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire.

La recherche des contacts familiaux et de ceux dans les services de soins se poursuit pour tous les cas.

Le point focal national RSI d’Arabie saoudite a également informé l’OMS du décès d’un cas d’infection par le MERS-CoV, notifié initialement le 6 octobre.

À l’échelle mondiale, 897 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont 325 mortels, ont été notifiés à l’OMS.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë.

Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV.

Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant.

On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et d’éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.