Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – République de Corée

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
9 juin 2015

Le 7 juin 2015, le point focal national RSI pour la République de Corée a notifié à l’OMS 14 cas supplémentaires confirmés de coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV), dont un mortel.

Informations détaillées sur les cas

  • Une femme de 72 ans a présenté des symptômes le 2 juin alors qu’elle était hospitalisée depuis le 12 mai pour une affection sans rapport avec le MERS-CoV. La patiente était hospitalisée dans le même service que le premier cas. Elle a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 5 juin. L’enquête est en cours.
  • Une femme de 54 ans a été hospitalisée du 23 au 28 mai pour une affection sans rapport avec le MER-CoV. Elle était prise en charge dans le même service qu’un patient chez qui le MERS-CoV a été confirmé ultérieurement. Le 31 mai, alors qu’elle était placée en isolement chez elle, la patiente s’est rendue aux urgences d’un autre hôpital car elle présentait des symptômes. Elle a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin.
  • Un homme de 51 ans a été hospitalisé du 26 au 28 mai. Le patient était pris en charge dans le même service qu’un autre patient chez qui le MERS-CoV a été confirmé ultérieurement. Il a été autorisé à quitter l’hôpital le 28 mai et a commencé à présenter des symptômes le 29 mai. Le patient a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin.
  • Une femme de 63 ans a présenté des symptômes le 3 juin alors qu’elle était placée en isolement chez elle. Elle s’était occupée d’un patient qui avait partagé le 28 mai la même chambre qu’un cas de MERS CoV confirmé au laboratoire. La patiente a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 4 juin et a été transférée le 5 juin dans un hôpital désigné au plan national.
  • Un homme de 36 ans a présenté des symptômes le 30 mai. Le 27 mai, le patient avait rendu visite à son père à l’hôpital et était resté dans la même zone qu’un cas de MERS-CoV confirmé en laboratoire qui a été signalé dans le bulletin du 4 juin (cas No 1). Il a été hospitalisé dans un autre établissement du 1er au 3 juin et donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin.
  • Un homme de 45 ans a présenté des symptômes le 2 juin. Du 26 mai au 1er juin, le patient avait été hospitalisé dans le même service qu’un autre patient chez qui le MERS-CoV a été confirmé ultérieurement. Le 3 juin, il a demandé à être soigné dans un autre établissement. Il a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 4 juin.
  • Un homme de 57 ans s’est rendu à l’hôpital le 27 mai pour une affection sans rapport avec le MERS-CoV. Il était alors resté dans la même zone qu’un cas de MERS-CoV confirmé en laboratoire qui a été signalé dans le bulletin du 4 juin (cas No 1). Le 3 juin, il a été hospitalisé avec des symptômes de l’infection, avant de quitter l’hôpital le lendemain. Il a été placé en isolement le 5 juin et a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin.
  • Un homme de 55 ans a présenté des symptômes le 2 juin. Le 27 mai, le patient s’était rendu chez sa mère qui avait été hospitalisée dans un établissement ayant signalé plusieurs cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire. Il a été placé en isolement le 5 juin et donné ce même jour un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV.
  • Un homme de 44 ans a présenté des symptômes le 5 juin. Le 27 mai, ce patient s’était rendu à l’hôpital pour une affection sans rapport avec le MERS-CoV. Il était alors resté dans la même zone qu’un cas de MERS-CoV confirmé. Le patient a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin. L’enquête est en cours.
  • Une femme de 37 ans exerçant une profession de santé a présenté des symptômes le 1er juin. Le 27 mai, la patiente avait travaillé dans le service des urgences d’un hôpital ayant notifié plusieurs cas de MERS-CoV. Elle a été placée en isolement le 4 juin et donné le 6 juin un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV.
  • Un homme de 55 ans a présenté des symptômes le 2 juin. Les 27 et 28 mai, il avait été hospitalisé dans la même zone qu’un cas de MERS CoV confirmé en laboratoire. Il a été placé en isolement à l’hôpital le 5 juin et donné le 6 juin un résultat positif au test de dépistage du MERS CoV.
  • Un homme de 32 ans exerçant une profession de santé a présenté des symptômes le 30 mai. Les 28 et 29 mai, le patient s’était rendu aux urgences d’un hôpital ayant signalé plusieurs cas de MERS CoV. Il a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS CoV le 6 juin. L’enquête est en cours.
  • Une femme de 58 ans a présenté des symptômes le 3 juin. Les 27 et 28 mai, la patiente s’était rendue aux urgences d’un hôpital ayant signalé plusieurs cas de MERS-CoV. Elle s’est placée en autoisolement chez elle le 31 mai et a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 6 juin.
  • Un homme de 75 ans a présenté des symptômes le 4 juin. Du 27 au 29 mai, le patient s’était rendu aux urgences d’un hôpital ayant signalé plusieurs cas de MERS-CoV. Il était alors resté dans la même zone qu’un cas de MER-CoV confirmé en laboratoire. Le patient est décédé le 5 juin. Il avait donné le même jour un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV.

La recherche des contacts dans les foyers et en milieu de soins est en cours pour ces cas.

À ce jour, 64 cas de MERS-CoV au total, dont cinq mortels, ont été notifiés à l’OMS par le point focal national RSI de la République de Corée. L’un de ces cas est celui qui a été confirmé en Chine et également notifié par le point focal national RSI pour la Chine.

À l’échelle mondiale, depuis septembre 2012, 1218 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 449 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic.

Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS CoV ; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et d’éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.