Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Qatar

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
11 février 2015

Le 2 février 2015, l’OMS a été informée par le point focal national RSI pour le Qatar d’un cas supplémentaire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS CoV).

Informations détaillées sur le cas:

Un homme de 55 ans de la ville d’Al-Shahaniya, non qatari, qui a présenté des symptômes le 28 janvier et qui, comme son état s’aggravait, s’est rendu dans un centre de soins de santé primaires le 31 janvier. Suite à la confirmation en laboratoire de l’infection par le MERS-CoV, le patient a été hospitalisé le 1er février. Le patient ne présente pas d’autres pathologies mais est en contact fréquent avec des chameaux et des chèvres. Le patient n’a pas d’antécédents d’exposition à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Actuellement, son état est stable et il est en isolement dans une chambre à pression négative.

La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi les personnels de santé se poursuit.

À l’échelle mondiale, 976 cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 358 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë.

Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant.

On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et d’éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.