Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Arabie saoudite

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
17 mai 2015

Du 4 au 9 mai, le point focal national RSI pour le Royaume d’Arabie saoudite a notifié à l’OMS cinq cas supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS-CoV).

Informations détaillées sur les cas

  • Un homme de 75 ans de la ville d’Abqaiq a présenté des symptômes le 30 avril et a été hospitalisé le 3 mai. C’est un ancien fumeur qui a d’autres pathologies. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus pendant les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un ressortissant étranger de 61 ans, de la ville de Najran, a présenté des symptômes le 28 avril et a été hospitalisé le 1er mai. Il avait d’autres pathologies. Il n’avait pas d’antécédents de contact direct avec des chameaux et n’avait pas consommé de lait cru, mais il vivait dans une zone où il y a des chameaux et des moutons. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Il est décédé le 8 mai.
  • Un homme de 48 ans de la ville de Taif a présenté des symptômes le 3 mai et a été hospitalisé le 8. Il a d’autres pathologies. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus pendant les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Placé en unité de soins intensifs, il est actuellement dans un état critique.
  • Un homme de 39 ans de la ville de Hofuf a présenté des symptômes le 28 avril et a été hospitalisé le 3 mai. C’est un fumeur qui n’a pas d’autres pathologies. C’est un contact d’un cas d’infection par le MERS-CoV confirmé en laboratoire, décrit dans un précédent bulletin le 29 avril (cas N° 2). Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Placé en unité de soins intensifs, il est actuellement dans un état critique.
  • Un ressortissant étranger de 41 ans, de la ville de Huraimla, a présenté des symptômes le 13 avril et a été hospitalisé le 23 avril. Il a d’autres pathologies et a fréquemment été en contact avec des chameaux et consommé du lait cru de chamelle. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Placé en unité de soins intensifs, il est actuellement dans un état critique.

La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi les personnels de santé se poursuit.

À l’échelle mondiale, 1117 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 423 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë.

Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant.