Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Arabie saoudite

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
24 mai 2015

Du 11 au 13 mai, le point focal national RSI pour le Royaume d’Arabie saoudite a notifié à l’OMS 12 cas supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS-CoV), dont deux mortels.

Informations détaillées sur les cas

  • Un homme de 66 ans de la ville de Qunfuthah a présenté des symptômes le 12 mai alors qu’il était hospitalisé depuis le 3 mai en raison d’une pathologie sans rapport avec le MERS-CoV. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 14 mai. Le patient a souvent été en contact avec des chameaux et des moutons et a consommé du lait cru de chamelle. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 31 ans de la ville de Hafouf a présenté des symptômes le 4 mai et a été hospitalisé le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 13 mai. Le patient est un fumeur qui n’a pas d’autres pathologies. Il a été en contact avec deux cas de MERS-CoV, confirmés en laboratoire, signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2). Le patient a souvent été en contact avec des chameaux et a consommé du lait cru de chamelle. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 36 ans de la ville de Jeddah a présenté des symptômes le 10 mai et a été hospitalisé le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 11 mai. Le patient n’a pas d’autres pathologies. Il a été en contact avec un cas de MERS-CoV, confirmé en laboratoire, signalé dans le bulletin du 17 mai (cas n° 3). Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 46 ans de la ville de Riyad a présenté des symptômes le 25 avril et a été hospitalisé le 9 mai. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. Le patient a d’autres pathologies. Il a souvent été en contact avec des chameaux et a consommé du lait cru de chamelle. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 71 ans de la ville de Riyad a présenté des symptômes le 3 mai et a été hospitalisé le 6 mai. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. Le patient a d’autres pathologies. Une enquête est en cours pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes.
  • Un homme de 33 ans, qui n’est pas de nationalité saoudienne et qui habite la ville de Riyad, a présenté des symptômes le 1er mai et a été hospitalisé le 7 mai. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 9 mai. Le patient n’a pas d’autres pathologies. Une enquête est en cours pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, le patient est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 33 ans, qui n’était pas de nationalité saoudienne et qui habitait la ville de Riyad, a présenté des symptômes le 1er mai et a été hospitalisé le 6 mai. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 8 mai. Le patient n’avait pas d’autres pathologies. Il est décédé le 14 mai. Une enquête est en cours pour déterminer s’il avait été exposé à des facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes.
  • Un homme de 74 ans de la ville de Taif a présenté des symptômes le 9 mai alors qu’il était hospitalisé depuis le 28 avril en raison d’une pathologie sans rapport avec le MERS-CoV. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. Le patient avait d’autres pathologies. Il avait été hospitalisé dans le même service et traité par les mêmes agents de santé qu’un cas de MERS-CoV confirmé en laboratoire, signalé dans le bulletin du 17 mai (cas n° 3). Le patient n’avait pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Il est décédé le 10 mai.
  • Une femme de 30 ans de la ville de Hafouf a présenté des symptômes le 4 mai et a été hospitalisée le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. La patiente n’a pas d’autres pathologies. Elle a été en contact avec deux cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire, signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, la patiente est actuellement dans un état stable.
  • Une femme de 59 ans de la ville de Hafouf a présenté des symptômes le 4 mai et a été hospitalisée le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. La patiente a d’autres pathologies. Elle a été en contact avec deux cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire, signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, la patiente est actuellement dans un état stable.
  • Une femme de 24 ans de la ville de Hafouf a présenté des symptômes le 4 mai et a été hospitalisée le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. La patiente a été en contact avec deux cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire, signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, la patiente est actuellement dans un état stable.
  • Une femme de 30 ans de la ville de Hafouf a présenté des symptômes le 4 mai et a été hospitalisée le jour même. L’analyse d’un prélèvement nasopharyngé a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 10 mai. La patiente n’a pas d’autres pathologies. Elle a été en contact avec deux cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire, signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, la patiente est actuellement dans un état stable.

La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi les personnels de santé se poursuit.

Le point focal national RSI pour le Royaume d’Arabie saoudite a également notifié à l’OMS le décès de deux cas de MERS-CoV signalés dans les bulletins du 17 mai (cas n° 4) et du 29 avril (cas n° 2).

À l’échelle mondiale, 1130 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 427 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV.

Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.