Préparation et riposte aux situations d'urgence

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – République de Corée

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
25 octobre 2015

Le 12 octobre 2015, le point focal national RSI pour la République de Corée a donné des informations concernant un cas précédemment notifié d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). Le patient, sorti de l’hôpital le 3 octobre après deux tests consécutifs négatifs à la recherche du MERS-CoV par PCR a été de nouveau hospitalisé avec une fièvre le 11 octobre et a donné un test positif pour le MERS-CoV le 12 octobre.

Informations détaillées sur le cas

Le patient, un homme de 35 ans, a présenté des symptômes le 11 octobre et il est allé consulter dans un hôpital. Il a été transféré dans un autre établissement pour être placé en isolement. Le patient, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 12 octobre. Le 14 octobre, on a indiqué que son état s’améliorait. La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi le personnel de santé se poursuit.

Les antécédents médicaux du patient sont les suivants : il a été exposé à un cas d’infection par le MERS-CoV confirmé en laboratoire le 27 mai. Il a été hospitalisé et placé en isolement le 6 juin. Il a donné un test initial positif à la recherche du MERS-CoV le 7 juin, puis transféré dans un autre hôpital pour être placé en isolement le 3 juillet. Il est sorti de cet hôpital le 3 octobre après avoir donné consécutivement deux tests négatifs le 1er octobre.

Jusqu’à présent, au total 186 cas d’infection par le MERS-CoV, dont 36 mortels, ont été associés à la flambée en République de Corée.

Situation mondiale

À l’échelle mondiale, depuis septembre 2012, 1595 cas d’infection par le MERS CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 571 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV. Il faut par conséquent respecter les règles ordinaires d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains.`

L’OMS reste vigilante et surveille la situation. Compte tenu de l’absence de preuves d’une transmission interhumaine soutenue dans la communauté, l’OMS ne recommande pas l’application de procédures spéciales aux points d’entrée, ou de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.

Les autorités de santé publique dans les pays hôtes préparant des rassemblements de masse doivent veiller à ce que toutes les recommandations et orientations publiées par l’OMS sur le MERS CoV aient été dûment prises en considération et diffusées auprès des responsables concernés. Elles doivent planifier la mobilisation de capacités d’intervention supplémentaires pour s’assurer que les visiteurs participant aux rassemblements de masse puissent être accueillis par les systèmes de santé.