Préparation et riposte aux situations d'urgence

Syndrome respiratoire du coronavirus du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Arabie saoudite

Bulletin d'information sur les flambées épidémiques
29 octobre 2015

Entre le 17 et le 24 octobre 2015, le point focal national RSI pour le Royaume d'Arabie saoudite a notifié à l'OMS 12 cas supplémentaires de syndrome respiratoire du coronavirus du Moyen-Orient (MERS-CoV), dont 1 mortel.

Informations détaillées sur les cas

  • Un ressortissant étranger, âgé de 45 ans, de la ville de Alkharj, a présenté des symptômes le 13 octobre et a été hospitalisé le 22. Ce patient, qui avait d'autres pathologies, a donné un résultat positif pour le MERS-CoV le 23 octobre et est décédé le jour même. Une enquête est en cours pour savoir s'il avait été exposé à des facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l'apparition des symptômes.
  • Une femme de 60 ans, de la ville de Riyad, a présenté des symptômes le 13 octobre et a été hospitalisée le 22. La patiente, qui présente d'autres pathologies, a donné un résultat posiif pour le MERS-CoV le 23 octobre. Hospitalisée en soins intenstifs, elle est actuellement dans un état critique. Currently, she is in critical condition in ICU. Investigation of history of exposure to the known risk factors in the 14 days prior to the onset of symptoms is ongoing.
  • Une ressortissante étrangère de 47 ans, agent de santé dans la ville de Riyad, a présenté des symptômes le 15 octobre et a été hospitalisée le 19. La patiente, qui n’a pas d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 21 octobre. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, elle est actuellement dans un état stable. Elle a dispensé des soins à un cas d’infection par le MERS-CoV confirmé en laboratoire (voir cas N° 1 du bulletin publié le 22 octobre). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Une ressortissante étrangère de 28 ans de la ville de Riyad a présenté des symptômes le 15 octobre et a été hospitalisée le 16. La patiente, qui n’a pas d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 21 octobre. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, elle est actuellement dans un état stable. Elle vit dans un groupe d’habitations où il y a eu une flambée de MERS-CoV. Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. L’enquête sur les liens épidémiologiques éventuels avec des cas survenus dans ce groupe d’habitations se poursuit.
  • Un homme de 75 ans de la ville de Hofuf a présenté des symptômes le 20 octobre, alors qu’il était hospitalisé depuis le 8 pour des pathologies chroniques. Il a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 21 octobre. Placé en unité de soins intensifs, il est actuellement dans un état critique. Le patient a été admis dans le même service qu’un cas d’infection par le MERS-CoV confirmé en laboratoire (voir cas N° 10 ci dessous). Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. L’enquête sur les liens épidémiologiques éventuels avec ce cas ou avec des agents de santé communs se poursuit.
  • Une ressortissante étrangère de 52 ans de la ville de Riyad a été identifiée par la recherche des contacts alors qu’elle était asymptomatique. La patiente, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 21 octobre et elle a été hospitalisée ce jour-là. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, elle est actuellement dans un état stable et toujours asymptomatique. Elle vit dans un groupe d’habitations où il y a eu une flambée de MERS-CoV ; de plus, elle a été en contact avec un cas d’infection par le MERS-CoV (voir le cas N° 4 du bulletin publié le 22 octobre). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Un homme de 37 ans de la ville de Hofuf a présenté des symptômes le 8 octobre et a été hospitalisé le 11. Le patient, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 17 octobre. Placé en unité de soins intensifs, il est actuellement dans un état critique. Il possède des moutons et il est fréquemment à leur contact ; de plus, il a été en contact avec des chameaux dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant cette période.
  • Une ressortissante étrangère de 29 ans de la ville de Riyad a été identifiée par la recherche des contacts alors qu’elle était asymptomatique. Elle a présenté des symptômes le 15 octobre et a été hospitalisée le 16. La patiente, qui n’a pas d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 18 octobre. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, elle est actuellement dans un état stable. Elle vit dans un groupe d’habitations où il y a eu une flambée de MERS-CoV ; de plus, elle a été en contact avec un cas d’infection par le MERS-CoV (voir cas N° 4 du bulletin publié le 22 octobre). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Une femme de 61 ans de la ville de Riyad a présenté des symptômes le 14 octobre et a été hospitalisée le 16. La patiente, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS CoV le 18 octobre. Placée en unité de soins intensifs, elle est actuellement dans un état critique. L’enquête est en cours pour déterminer si elle a été exposée à des facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Un homme de 76 ans de la ville de Hofuf a présenté des symptômes le 3 octobre et a été hospitalisé le 14. Le patient, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 16 octobre. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, il est actuellement dans un état stable. L’enquête est en cours pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Un homme de 65 ans de la ville d’Aldawadmi a présenté des symptômes le 11 octobre et a été hospitalisé le 16. Le patient, qui a d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS CoV le 17 octobre. Placé en isolement dans une chambre à pression négative, il est actuellement dans un état stable. L’enquête est en cours pour déterminer s’il a été exposé à des facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.
  • Une ressortissante étrangère de 29 ans de la ville de Riyad a été identifiée par la recherche des contacts. Elle a présenté des symptômes le 13 octobre et a été hospitalisée le 14. La patiente, qui n’a pas d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 17 octobre. Placée en isolement dans une chambre à pression négative, elle est actuellement dans un état stable. Elle vit dans un groupe d’habitations où il y a eu une flambée de MERS-CoV ; de plus, elle a été en contact avec un cas d’infection par le MERS-CoV (voir cas N° 4 du bulletin publié le 22 octobre). Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

La recherche des contacts parmi les membres des familles et parmi les personnels de santé se poursuit.

À l’échelle mondiale, depuis septembre 2012, 1611 cas d’infection par le MERS CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 575 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë.

Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV.

Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS reste vigilante et surveille la situation. Compte tenu de l’absence de preuve d’une transmission interhumaine soutenue dans la communauté, l’OMS ne recommande pas l’application de restrictions aux déplacements et au commerce en rapport avec cet événement. La sensibilisation au risque du MERS-CoV pour les voyageurs à destination et en provenance des pays affectés est une bonne pratique de santé publique.