Préparation et riposte aux situations d'urgence

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – République de Corée

Bulletin d’information sur les flambées
31 mai 2015

Le 30 mai 2015, le point focal national RSI de la République de Corée a notifié à l’OMS un cas confirmé supplémentaire de coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).

Informations détaillées sur le cas:

Le 12e cas est un homme de 49 ans, mari du 11e cas, dont la maladie avait été notifiée dans un précédent bulletin en date du 30 mai. Ce patient s’était occupé de sa femme pendant son hospitalisation du 15 au 17 mai. Au cours de cette période, il avait été logé dans la même chambre d’hôpital que le premier cas. Il a présenté des symptômes le 21 mai et a été admis à l’hôpital. Comme ces symptômes persistaient, il a ensuite été transféré au centre médical désigné au plan national. Il a donné un résultat positif au test de dépistage du MERS-CoV le 29 mai. La recherche des contacts parmi les membres de sa famille et parmi le personnel de santé est en cours pour ce cas.

À l’échelle mondiale, il a été notifié à l’OMS 1149 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont au moins 431 décès associés.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et d’éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.