Soutenir la prise en charge médicale des réfugiés au Liban


5 janvier 2016

Amira est une réfugiée syrienne qui a fui au Liban avec son mari et sa famille. La vie de réfugié est dure mais, pour Amira, âgée de 54 ans, elle est encore plus difficile ...

Une réfugiée syrienne au Liban discute avec une jeune femme agent de santé
Réfugiée syrienne au Liban, Amira souffre d’une maladie rénale potentiellement mortelle et a besoin d’être dialysée deux fois par semaine.
OMS/P. Balladelli

Amira souffre d’une maladie rénale potentiellement mortelle et a besoin d’une dialyse de 3 heures 2 fois par semaine.

En Syrie, elle bénéficiait de ces soins gratuitement. Au Liban cependant, leur coût représente un véritable défi. Au début, avec l’aide du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, Amira a pu avoir ses dialyses pendant trois mois à l’hôpital Mount Lebanon à Beyrouth mais, désormais, elle a beaucoup de mal à payer.

«Je suis très reconnaissante d’être à l’abri avec ma famille. Mais les soins médicaux pour la dialyse sont très coûteux au Liban. J’assume moi-même la dépense», explique-t-elle. «Je n’attends pas de l’hôpital qu’on me fasse les dialyses gratuitement, mais je leur demande s’ils ne peuvent pas simplement me fournir les médicaments.»

Assurer la continuité des services de soin lors des crises

Amira reçoit une aide financière des gens dans la communauté pour payer le traitement au Liban mais, d’autres fois, elle fait le déplacement long et risqué jusqu’à Damas pour se faire traiter.

«Avec l’augmentation du nombre des réfugiés, le système de santé du pays est dépassé, entraînant des pénuries de médicaments et d’autres fournitures. Pour remédier à la situation, nous collaborons avec le ministère de la Santé publique pour fournir des médicaments supplémentaires, des équipements et des fournitures. »

Dr Gabriele Riedner, représentante de l’OMS par intérim au Liban

Pour aider Amira et de nombreux autres réfugiés à obtenir les soins dont ils ont besoin, le Bureau de l’OMS au Liban aide le Ministère de la santé publique libanais.

Le représentant de l’OMS par intérim au Liban, le Dr Gabriel Riedner explique: «Avec l’augmentation du nombre des réfugiés, le système de santé du pays est dépassé, entraînant des pénuries de médicaments et d’autres fournitures. Pour remédier à la situation, nous collaborons avec le Ministère de la santé publique pour fournir des médicaments supplémentaires, des équipements et des fournitures».

Des médicaments pour 150 000 personnes

L’OMS continue d’aider les autorités en fournissant des médicaments pour 150 000 personnes souffrant d’hypertension artérielle, de cardiopathies, de diabète, d’asthme, de troubles mentaux et d’autres pathologies chroniques. De plus, pour ceux qui ont du diabète, l’OMS a fourni plus de 100 000 flacons d’insuline, qui ont été distribués dans des établissements de soins de santé primaires pour soigner environ 500 patients syriens et libanais vulnérables pendant un an.

Pour aider les patients comme Amira, l’OMS procure une liste des équipements médicaux pour 180 centres de soins de santé primaires et hôpitaux sélectionnés dans les zones concentrant le plus de réfugiés syriens. Ce geste permettra au service de santé de répondre à une augmentation de 40% de la demande.